Le POP, l’IMAP et le SMTP…quésaco?



Ne sont concernés ici que les personnes qui relèvent leurs mails par l’intermédiaire d’un logiciel de messagerie installé sur leur ordinateur (MS Outlook, MS Windows Live Mail – quoi qu’obsolète – , Mozilla Thunderbird, Spark ou encore Mail sur MAC, entre autres). Ceux qui se rendent sur le site de leur opérateur par le biais de leur navigateur Internet n’ont pas forcément besoin de savoir ce que sont le POP, l’IMAP et le SMTP pour fonctionner, sauf à vouloir enrichir leur culture informatique. On dit que ces derniers utilisent le « webmail », ils passent tout simplement par le protocole « HTTP », le protocole de consultation de tout site Internet.

Vous l’aurez compris, dans cet article, il n’est question que de protocole de réception et d’envoi de mail dans un logiciel de messagerie. Le POP et l’IMAP servent à recevoir des mails et le SMTP à en envoyer. Voyons tout cela en détails :

Le POP, historiquement, premier protocole de réception de mails avant d’être dépassé par l’IMAP.

POP signifie Post Office Protocol (le protocole de la Poste). Il faut donc un certain nombre de paramètres pour que ça fonctionne :

  • l’adresse mail de la personne, bien sûr
  • le mot de passe associé à cette adresse. Il est mémorisé dans la machine et ne vous est plus redemandé, ce qui fait dire à certains qu’ils n’ont pas de mot de passe. Vous imaginez le niveau de sécurité s’il n’y avait pas de mot de passe ; ce serait comme une maison sans serrure ni verrou.
  • le nom d’utilisateur ; selon les opérateurs, tout ou partie de l’adresse mail
  • l’adresse du serveur POP du type pop.operateur.fr ou encore pop.entreprise.com, ça ne s’invente pas, c’est l’opérateur qui vous le communique
  • la sécurité SSL généralement (Secure Socket Layer) ou aucune sécurité, ce qui est risqué. Cette information vous est donnée par votre opérateur
  • selon le type de sécurité configuré est attaché un numéro de port (c’est un nombre, généralement 995 pour une sécurité SSL)

Mais aujourd’hui nous sommes hyperconnectés (ordinateur, tablette et téléphone portable) et là le POP a ses limites. Premièrement, le POP ne synchronise avec le serveur de votre opérateur que la boîte de réception. En clair, si vous envoyez un mail depuis votre smartphone, il ne figurera pas dans les éléments envoyés de votre ordinateur ; ça peut être gênant. Deuxièmement, dans certains cas, le POP stocke vos messages sur le disque dur de votre ordinateur et là, deux possibilités : soit votre messagerie est paramétrée pour laisser un exemplaire des mails sur le serveur après réception soit l’inverse. Le problème, si vous utilisez l’IMAP (c’est la grande majorité des cas) sur votre smartphone ou votre tablette, au moment de faire du nettoyage et de supprimer des mails, vous risquez d’avoir à faire le travail deux fois. Une fois sur le PC et une autre sur les appareils mobiles.

L’IMAP est plus récent. IMAP pour Internet Message Access Protocol. Il s’est surtout développé avec l’avénement des appareils mobiles. Nous ne consultons plus nos messages électroniques seulement sur nos ordinateurs. Le point fort de l’IMAP est que nous travaillons en direct sur le serveur de mails par le biais de notre logiciel de messagerie. En d’autres termes, les messages ne sont pas stockés dans notre machine. Mais surtout, l’IMAP ne synchronise pas avec vos appareils la seule boîte de réception mais aussi les brouillons, la boîte d’envoi, les éléments envoyés, les indésirables et les éléments supprimés. Vous envoyez un mail depuis votre tablette, moins de 5 minutes après, il figure dans les éléments envoyés de votre ordi et de votre smartphone. Prenons un autre exemple, Monsieur X est en contact avec l’artisan Y pour changer ses fenêtres fatiguées. L’artisan Y envoie à Monsieur X un devis par mail (ce qui est courant, maintenant). La boîte de Monsieur X est en POP, elle ne synchronise donc que la boîte de réception. Pour une raison pour une autre, le filtre de courrier indésirables (aussi appelés Spams) classe le mail de l’artisan Y dans le dossier de Spams du serveur. Dans la mesure ou ce dernier dossier n’est pas synchronisé avec le logiciel de messagerie de Monsieur X, ce dernier ne voit pas le mail et considère donc que le mail est égaré ou pire encore, que l’artisan Y ne lui a pas envoyé. Il va reprendre contact avec l’artisan Y pour lui demander de lui renvoyer. Et là rebelote, ce petit manège peut durer longtemps. Avec l’IMAP, Monsieur X pourra vérifié ce qu’il y a dans ses indésirables. Il ne faut pas confondre les messages classé en indésirables par le serveur et ceux qui atterrisse dans le dossier Spams de votre logiciel de mails. Les deux sont complémentaires, voire redondants et plus grave, leurs critères de détection des courriers illégitimes peuvent être carrément différents. Quels sont les paramètres à renseigner dans son logiciel pour utiliser l’IMAP?

  • encore une fois, l’adresse mail
  • le mot de passe de l’adresse mail, toujours
  • le nom d’utilisateur
  • l’adresse du serveur IMAP : imap.operateur.fr, ou imap.entreprise.com ou encore imap.mail.fournisseur.com
  • la sécurité SSL
  • le numéro de port (993, généralement

Le SMTP, enfin, sert à envoyer vos mails. SMTP signifie Simple Mail Transfer Protocol. Les paramètres du SMTP sont sensiblement les mêmes que pour le POP ou l’IMAP. L’adresse du serveur est souvent smtp.operateur.fr ou smtp.mail.entreprise.com. Le port SSL utilisé est soit le 465 ou encore le 587 ou le 25 si le niveau de sécurité est faible voire inexistant. Vous n’oublierez pas de renseigner l’adresse mail et le mot de passe car le serveur a besoin d’une authentification. Dans la grande majorité des cas, il suffit de cocher la case « utiliser les mêmes paramètres que pour l’envoi ».
Attention, toutefois, il y a une limite de poids (en Mo) autorisé par mail. Ce n’est pas une limite en nombre de PJ envoyées mais une limite sur le poids de la somme totale des pièces jointes. De nos jours, de nombreux serveurs ont une limite à 25 Mo mais il y en a encore un certain nombre qui n’autorise que 8 à 10 Mo. Dans la mesure où vous ne savez pas quelle est la limite gérée par le serveur du destinataire de votre mail, mieux vaut partir sur la limite basse sans quoi, vous risquez de bloquer la messagerie de votre correspondant. Il ne pourra plus recevoir de mails tant que ce bouchon n’aura pas été retiré.
Nous verrons dans un autre article, comment court-circuiter le SMTP, pour envoyer des PJ nombreuses ou très lourdes (photos, vidéos et musique).

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