La requête étant posée, le moteur de recherche vous renvoie des résultats ; parfois plusieurs millions en moins d’une seconde. A y bien penser, ça donne le vertige. Vous imaginez le nombre de serveurs qui tournent 24h/24 dans le monde entier.

Qui a le temps d’étudier des millions de résultats? Certes ceux-ci sont classés par pertinence (nous aurons l’occasion d’y revenir dans un prochain article) mais parfois la perle rare se trouve en 4 ou 5ème position.

Posons une requête dans Google : "jeanboulanger" 

Le premier résultat qui sort est :

 La première ligne est le nom de domaine du site (son titre en somme), un nom propre ou la raison sociale pour une entreprise.

La deuxième ligne est l'URL. Elle est beaucoup plus intéressante parce qu’il est beaucoup plus difficile de tricher ou de la détourner de son objectif premier. On l’appelle adresse de site Internet, nom de domaine ou encore URL (Uniform Resource Locator). On y trouve d’ailleurs au début le protocole « http:// » ou « https:// » bien connus. Mais le meilleur est après, le nom de domaine. Pour déposer un nom de domaine, toute personne physique ou morale doit s’acquitter de frais annuels (certes peu dissuasifs) et fournir quelques informations et justificatifs. C’est la raison d’être des registrars, ces sociétés qui enregistrent votre nom de domaine, au niveau mondial, et vous garantissent que celui-ci ne sera attribué à aucun autre pendant la durée du bail. Cette URL se termine par une extension, généralement.com, ou .fr ou encore.gouv.fr (pour les sites du gouvernement français). L'extension nous en apprend beaucoup sur l'origine thématique ou géographique du site.

L'exemple ci-dessus nous indique que nous ne sommes pas sur le ministère des finances français car le nom de domaine se termine par .gov.ma. Pas d’ambiguïté possible. A ce titre, si vous voyez creditagricole.cn, vous êtes en présence d'un site pirate, .cn étant l'extension de la Chine.

Attention, la police de caractères est plus grande et en gras pour la ligne suivante en bleu. C'est ce qui saute aux yeux en premier. Il ne faut pourtant pas s’y arrêter. Ce n'est pas toujours de nature à vous aiguiller à bon escient. Elle est l’œuvre du directeur éditorial du site Internet ou de son webmestre (personne en charge du site au quotidien, tant sur le plan technique qu’éditorial). Ces gens ne cherchent qu’une chose, c’est vous ferrer à l’hameçon. « Venez voir comme c’est plus beau chez nous que chez le voisin ». Le titre est parfois racoleur à la limite de ce que la Loi tolère (détournement de notoriété de marques ou de personnes publiques, fausse gratuité, promesse de gain…).

Puis viennent en dessous, une ou deux lignes en noir. On les appelle "abstract". C'est un condensé, une synthèse du contenu de la page sur laquelle vous allez atterrir si vous cliquez sur le lien.